lundi 7 janvier 2013

Protéger et aimer notre pays, est un devoir de citoyen.



Je suis peinée de constater encore une fois la discorde et la division  enflammée installé  au sein de notre peuple. 

Quand comprendrons-nous, qu’il n’y a que l’unité qui nous fera grandir étant que peuple et qui nous  assurera  une meilleure vie, à nous les contemporains  et aux générations à venir.  

Nous sommes fatigués de voir sur nos écrans des images de violence et de haine. Il est plus que temps de placer les intérêts de la nation à la première place. 

Je suis persuadée, de cette conjoncture de bouleversement sociale ne sert l’intérêt de la nation.
Nous sommes tous des haïtiens et nous avons tous, de quoi à se faire reprocher d’une manière ou d’une autre.

Chak moun gen yon grenn zanno, kay ofèv

Élevons-nous   à la dimension de nos responsabilités étant que citoyen d’une même patrie et commençons ensemble à la construction de notre pays.

Notre peuple meurt de faim et souffre de tous les maux il  vit d’espérance.  Incontestablement, il est de notre devoir de lui  l’offrir une certaine  stabilité quant  à sa sécurité.

Il faudra faire taire nos égos, que nous pensions avoir    tord ou raison l’important c’est la nation.

Nous,  peuple  haïtien nous avons un magistral handicap :  Nous avons la mémoire beaucoup trop courte. Nous sommes toujours portés à reproduire  les mêmes erreurs en gardant tête dans le sable.

Quand! Et quand ferons-nous du passé une référence et de cette référence  corriger le futur.

Nous sommes différents de l’Occident nous nous laissons portés par nos émotion et eux par la raison.

Se mettre au service de la population, est une quête sans relâche à son bien-être, qu’importe le prix, la nation doit primer  

Nyrvah Florens Bruno

Solda Ayiyi Ayiti Solda


La dernière lettre de Patrice Lumumba à sa femme Ma compagne chérie,



Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.


Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai je dire d’autre ? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.


Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.

Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.


Vive le Congo ! Vive l’Afrique !