Main basse sur Haïti
(Agence QMI) Jacques Lanctôt Haïti brûle, encore et encore. Quand ce n'est pas le soleil cuisant des Antilles, ce sont les pneus qu'on incendie ici et là dans les rues pour bloquer toute circulation, comme si la gazoline n'était pas rationnée. Mais «la mayonnaise de la contestation», pour reprendre l'expression de la Franco-Américaine Susan George, la présidente d'honneur d'Attac, tarde à prendre. Tous les jours, des manifestations de protestation dont on n'entrevoie pas la fin secouent Port-au-Prince. On proteste contre le vide gouvernemental et le chaos, contre la fraude institutionnalisée, contre la faim qui tenaille l'estomac de quelque 2,4 millions d'Haïtiens, contre l'absence de démocratie, contre cette farce électorale, organisée en novembre dernier, alors que la majorité des déshérités n'ont pas pu voter. Les Américains, avec l'ancien président Bill Clinton en tête, ont fait main basse sur cette perle des Antilles, q...